mercredi 9 mars 2016

Jeunes et jolis



















Avec In Extremis, le Théâtre Garonne invite à un festival de la jeune création pour un mois de programmation audacieuse, au carrefour du théâtre, de la musique et de la danse.

Rendez-vous annuel proposé par le Théâtre Garonne, In Extremis invite de nouveau cette année une nébuleuse d’artistes issus de tous horizons – géographiques, ethniques, artistiques, politiques. Au carrefour du théâtre, de la musique, de la danse, mais aussi des arts plastiques, cette programmation fleuve étalée sur un mois sera l’occasion d’apprécier de jeunes créateurs qui, pour la plupart, seront pour la première fois à l’affiche d’un théâtre en France. «Ils ont en commun le goût d’esthétiques soignées et d’opinions tranchées : pour eux, la beauté, pas plus que la colère, ne sont négociables», assure Stéphane Boitel, programmateur au Théâtre Garonne.

In Extremis sera également l’occasion de poursuivre le cycle Amsterdam Express imaginé en partenariat avec le Théâtre Frascati de Mark Timmer, pour un panorama de la nouvelle création hollandaise. Sont ainsi attendus le «polar à l’envers» de Davy Pieters et une performance de Florentina Holzinger, deux artistes nés dans les années 80. De son côté, le festival new-yorkais American Realness - rendez-vous incontournable de la scène chorégraphique internationale - présente "Supernatural", où deux bûcheronnes queer coupent du bois entre deux étreintes torrides.

Ce sera le retour des agitateurs néerlandais du collectif De Warme Winkel : en guerre contre la société du spectacle, ils s’inspirent des œuvres de l’écrivain Junishiro Tanizaki – auteur de "Éloge de l’ombre" et du roman érotique "la Clef"- pour livrer une rêverie sensuelle en clair-obscur. Retour également du New-yorkais Trajal Harrell avec "the Ghost of Montpellier meets the samurai" (photo), où l’avant-garde et le populaire se bousculent dans un joyeux désordre, lorsque le chorégraphe Dominique Bagouet croise le fondateur du butô Tatsumi Hijikata.

Cette année les femmes sont à l’honneur avec une création de la danseuse japonaise Kaori Ito qui partage la scène avec son père sculpteur dans "Je danse parce que je me méfie des mots". Quant à Nadia Beugré, interprète chez Mathilde Monnier et Alain Buffard, elle rend hommage dans "Legacy" - sa première pièce de groupe - aux femmes africaines oubliées ou méconnues qui ont œuvré à l’émancipation du continent. Enfin, «In Extremis offre à certains artistes des résidences de travail pour répéter, tester, expérimenter : des moments de “fabrique” à l’issue desquels ils prennent le risque de se confronter au regard du public», prévient Stéphane Boitel.
 

Jérôme Gac
"The Ghost of Montpellier…" © Barbel Schmidt
 

Du 9 mars au 15 avril, au Théâtre Garonne, 1, avenue du Château d’eau, Toulouse.
Tél. : 05 62 48 54 77.


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